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Carbon 12

Carbon 12

Private Gallery
 
« Forward/ Vorwärts », une exposition collective de sept artistes multinationaux à la Q Contemporary
 
  Il semblerait, à voir les œuvres de quelques représentants de la nouvelle garde artistique multinationale exposée à la Q Contemporary, en tandem avec Carbon 12, que l’art se dirige de plus en plus vers un symbolisme qui fait découvrir les états d’âme et parfois l’âme (militante ou féroce) de l’artiste.

Où allons-nous ? C’est une question que l’on se pose tous, au quotidien. Vers quelles directions se dirige l’art, avec un grand A ? « Allez vers l’avant, pardi », semble affirmer haut et fort la galerie Q Contemporary en accueillant « Forward/ Vorwärts », une collective d’artistes de renommée mondiale placés sous la tutelle de la galerie dubaïote Carbon 12. « Il s’agit d’une impulsion pour tenter de redéfinir le rôle de l’artiste dans la société contemporaine : l’artiste alchimiste, l’artiste catalyseur ou l’artiste prophète ? »
interrogent les curateurs de l’exposition. Les sept artistes exposés ici viennent d’univers différents. Ils possèdent des langages, des techniques variées et dissemblables. Mais s’il fallait leur trouver un dénominateur commun, ce serait sans doute leur enclin à user d’un symbolisme parfois ravageur, sans se départir, toutefois, d’un humour non moins dévastateur.
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L’artiste allemand André Butzer s’est forgé, par exemple, un langage personnel fait de graffitis, de cartoons et de dessins d’enfants. Un style qui se situe dans la lignée des Nouveaux Fauves allemands. Sur une grande toile sans titre, où la peinture – appliquée au couteau, grattée, lacérée – forme des compositions denses et complexes.
Ghazal, artiste d’origine iranienne vivant à Montpellier, s’est spécialisée pour sa part dans le traitement des thèmes sérieux déclinés avec un style simple, direct et plein d’humour. À l’aide d’un stylo à bille, elle griffonne, sur de géantes cartes géographiques, un soleil, et puis des maisons, des cœurs et des valises. Au beau milieu de tout cela, des arbres géants, aux racines et aux branches tentaculaires, dépassant océans, frontières et continents. Suivez le regard de la jeune femme...
Sa compatriote Sarah Rahbar, également exilée à Londres puis à New York, base son travail sur la mémoire. Elle tisse, coud, rassemble et désassemble des morceaux de tissu, et des textiles symboles de l’appartenance nationale. Elle s’est ainsi fait connaître à travers ses variations de la bannière étoilée US nommées Flags (drapeaux), des patchworks identitaires et patriotiques. Sa série plus récente intitulée Restless violence est considérée par certains comme dérangeante par sa provocation trop franche car elle illustre une multitude d’armes, d’objets bruts et de... croix.
L’américain James Clar met en scène, à l’aide de tubes fluorescents, l’illusion d’un soleil couchant avec Setting sun. Minimaliste et sobre, cette œuvre n’en est pas moins chargée d’une haute tension... poétique.
Avec une technique impressionnante, l’Autrichien Philip Mueller produit un art fort, chargé de symbolisme et sans complexes. Ses peintures, de grande taille, foisonnent de personnages hétéroclites, allant des figures chamaniques aux icônes pop, en passant par les héros mythologiques, le tout baignant dans une végétation luxuriante.
Anahita Ramzi, artiste allemande connue pour ses performances et ses vidéos, vit et travaille à Stuttgart. Ses travaux questionnent l’identité homme/femme. Son œuvre multimédia intitulée Roof Piece Tehran lui a valu le prix Emdash 2011. L’on peut voir ici une œuvre assez pertinente intitulée FAQ, ou Frequently Asked Questions. L’artiste a sélectionné les onze questions les plus posées sur le site de l’ayatollah Ali Khamenei, chef religieux de la République islamique d’Iran (www.leader.ir). Chaque question est illustrée en vis-à-vis par des photos d’une jeune fille exécutant les actes qui y sont mentionnés. Exemple : « Est-ce commettre un péché que de se raser la barbe ? », « Une femme peut-elle s’épiler les sourcils ? », « Est-il permis de se faire hypnotiser ? ».
Avec ses traits superfins tracés à l’encre noire, Ralf Ziervogel croque des corps humains détaillés à l’obsession. Des corps exposés à des cruautés apocalyptiques, dans une orgie de violence et de débauche sexuelle. Une palette monochromatique et des dessins effrayants, effarants et même parfois carrément dégoûtants. Reste à souligner que les œuvres plus récentes de l’artiste allemand tendent à être moins crues et plus abstraites.
Il faut vraiment de tout pour faire... une exposition artistique de bonne qualité.
 
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